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Sophrologie : entre thérapie et art de vivre !


Marine Cellupica est une sophrologue qui a su faire du bien-être sa vocation. Elle nous parle de son métier comme personne. Rencontre avec Marine Cellupica, thérapeute en sophrologie et naturopathe. 

Passer de la librairie à la sophrologie… voilà un parcours qui m’évoque une grande sensibilité et un goût accru des autres. Pouvez-vous nous raconter votre cheminement vers la pratique de cette discipline ?

J’ai en effet un parcours assez atypique, mais qui répond finalement à une sorte de logique. Dès la fin du collège, j’ai eu envie d’exercer un métier tourné vers l’humain et le bien-être au naturel, tel que la naturopathie.

Cependant, pas évident de se repérer parmi les multiples formations – c’est encore le cas aujourd’hui, mais les sources d’informations étaient à l’époque moins accessibles, surtout pour une petite provinciale de 15 ans.

Finalement, je me suis tournée vers un cursus plus « conventionnel » – classes préparatoires, un an à l’étranger puis un DUT dans les métiers du livre (cela peut paraître peu en rapport à première vue, mais finalement, on y retrouve des valeurs similaires : contact humain, partage de connaissances, distribution de bien-être, bienveillance, curiosité…).

Néanmoins, mon intérêt pour la relation d’aide et les médecines complémentaires ne s’est jamais éteint. Après différentes expériences professionnelles (animation, conseil en magasin bio, mission chez Bio Consom’Acteurs…), j’ai commencé à me renseigner sur la sophrologie et le métier de sophrologue.

J’ai entamé un accompagnement avec une sophrologue, afin d’expérimenter cette méthode. J’ai alors été séduite par son côté simple, pragmatique et efficace. Je me suis retrouvée dans les valeurs qu’elle véhicule (bienveillance, non-jugement, responsabilité, autonomie, authenticité). J’ai donc décidé de me former au métier de sophrologue, avec dans l’idée de compléter ensuite cette formation par la naturopathie.

La Sophrologie est pour moi un art de vivre qui devrait être enseigné dès l’enfance. Quelle serait votre définition de cette approche de santé et les bénéfices qu’elle peut opérer au quotidien ?

La sophrologie est une technique dite « psycho-corporelle », c’est-à- dire une approche douce visant à rétablir un équilibre entre le corps et le mental.

Par un ensemble de techniques (mouvements lents associés à la respiration, visualisations positives), elle permet de se mettre à l’écoute de son corps et de ses émotions. Ceci afin de retrouver un mieux-être et de développer ses capacités.

Au quotidien, la sophrologie nous invite à apprendre à écouter et gérer nos émotions, à être plus positif, calme et lucide.

Plus « zen » et plus « présent », pour ainsi dire. Les champs d’applications sont vastes, de la préparation à un événement (examen, prise de parole en public…) à la gestion du stress. Cela passe aussi par l’acquisition d’un meilleur sommeil, ou de confiance en soi, l’accompagnement de traitements médicaux, de phobies, de pulsions.

Bien évidemment, la sophrologie ne remplace pas un accompagnement médical ou para-médical, mais se positionne en complément.

Vous êtes également en formation pour devenir naturopathe. Pourriez-vous nous définir en quoi ces deux disciplines santé demeurent complémentaires ?

A mon sens, la naturopathie et la sophrologie sont très complémentaires,. En effet, elles tendent toutes deux vers un idéal d’équilibre physique et mental, et visent à améliorer notre qualité de vie.

En naturopathie comme en sophrologie, l’autonomisation du consultant dans sa recherche de bien-être est primordiale. Ce sera à lui de mobiliser ses propres ressources pour améliorer son état.

Là où elles se complètent bien, c’est que la sophrologie s’intéressera plus à l’hygiène « psycho-émotionnelle ». La naturopathie, quant à elle, a un côté beaucoup plus global et généraliste (hygiène alimentaire, physique, psycho-émotionnelles).

Les deux représentent pour moi un véritable art de vivre, qui s’adressent à tous ceux qui souhaitent retrouver/conserver leur santé au sens large et développer leur vitalité et leur potentiel.

Auriez-vous une technique de relaxation simple à nous partager pour potentialiser notre état de bien-être ?

La technique toute simple, mais pourtant essentielle, qui me vient en premier en lisant cette question, c’est la respiration consciente. Simplement il faut se mettre à l’écoute de sa respiration naturelle, sans forcer.

Il faut donc commencer en respiration abdominale. Inspirez alors par le nez en gonflant bien le ventre et la poitrine. Soufflez ensuite doucement par la bouche.

Accueillir les sensations que fait naître en nous cette respiration. Cette pratique se fait en plusieurs étapes :

  • Le ventre qui se gonfle…
  • Qui se relâche…
  • L’air à l’entrée des narines, un peu frais…
  • Le souffle plus tiède, à l’expiration…
  • Porter attention à chacune de ses sensations : leur localisation, leur intensité…
  • Et sentir petit à petit la détente qui s’installe.

Cette pratique s’inscrit pleinement dans les enseignements de la sophrologie. Pratiquer cette respiration consciente une fois par jour est déjà un excellent moyen d’insuffler du calme dans son quotidien. Cela permet aussi de s’offrir un temps de pause.

Pour enrichir encore cet exercice, on peut aussi imaginer qu’à l’inspiration on se remplit d’une ressource dont on a besoin. Cela peut-être le calme, l’apaisement, la joie, la confiance, l’énergie… (sous la forme d’une couleur, si c’est plus facile). Et qu’à l’expiration, on la diffuse doucement en soi.

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