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Méthode NAET : comment venir à bout des allergies ?


La méthode NAET est une approche globale de santé qui aide les personnes victimes d’allergies. En effet, notre environnement pollué peut nous poser de nombreux problèmes. Un retour à l’équilibre et à la santé s’impose alors. Rencontre avec Stéphanie Raoul, une thérapeute passionnante pour qui la problématique de l’allergie n’a plus de secrets.

On sait actuellement encore peu de chose sur la méthode NAET. Très concrètement pouvez-vous nous déterminer les enjeux et les bienfaits de cette pratique étonnante ? 

30 % de la population mondiale est affectée par une ou plusieurs allergies. Le nombre d’allergiques augmente de 5 % chaque année. Si les tendances se confirment, bientôt 50 % de la population sera atteinte d’allergies. 

L’allergie est classée par l’Organisation Mondiale de la Santé au 4e rang mondial des maladies chroniques derrière les cardiopathies, l’accident vasculaire cérébral et le cancer. Il s’agit d’une véritable pandémie. 

Le symptôme allergique visible (rhinite, asthme, eczéma…) est le sommet d’un iceberg. Il est l’expression d’un déséquilibre de l’ensemble du corps provoqué par une accumulation d’intolérances ou sensibilités à des substances rencontrées au quotidien.

Qu’est-ce qui semble expliquer, selon vous, l’allergie ?

L’allergène diagnostiqué à ce moment-là n’est pas le seul ennemi à combattre. Au départ, il y a aussi un terrain avec un système immunitaire déséquilibré (pollution, environnement, stress, alimentation, perturbateurs endocriniens…). Un acteur – un allergène bien souvent alimentaire – provoque alors une intolérance.

La substance allergène déséquilibre donc encore plus le système immunitaire. Elle ouvre la porte à de nouvelles intolérances ou allergies qui profitent également de certains contextes émotionnels. Il y a alors un effet boule de neige.

Le mécanisme allergique est complexe, multifactoriel. Par émotion, on n’entend pas forcément émotion négative. Cela peut-être une émotion positive, mais qui est source de déstabilisation (déménagement souhaité, grossesse…). 

Voici la première version psychosomatique de l’allergie, celle établie par Sigmund Freud. Elle date de plus d’un siècle et peut être résumée ainsi : tout d’abord, l’allergie est avant tout une protection psychique, déplacée certes, mais qui protège l’individu en adaptant son organisme à la réalité de la vie quotidienne.

L’allergie repose donc souvent sur une peur, une inquiétude, une appréhension ou une crainte – toutes inconscientes – ne possédant aucun rapport direct avec l’allergène

En d’autres termes, pour tout phénomène allergique, il existe un premier épisode déstabilisant et source de souffrance où l’allergène occupe la position anodine de témoin concomitant. Initialement protecteur, cet épisode est plus ou moins refoulé dans l’inconscient, mais l’énergie emmagasinée se déplace et se projette sur le suspect numéro un, l’allergène.

Ce stratagème psychique nous permet ainsi de focaliser toute notre attention sur ce dernier et d’oublier l’épisode déstabilisant. Les médicaments se contentent de réduire les symptômes mais sans véritable guérison en perspective.

Pouvez-vous nous parler de la désensibilisation ?

La désensibilisation, qui semble être le plus efficace en allopathie ne s’applique qu’aux allergies respiratoires et aux venins d’insectes. Elle ne soigne donc que le sommet de l’iceberg et pas les origines de l’allergie.

Si bien que, bien souvent, elle réapparaît quelques années plus tard, dans le meilleur des cas ou se déplace dans le pire. Certains allergologues refusent la désensibilisation à mes patients pour cette raison. 

Il ne faut pas attendre pour diagnostiquer une allergie. Dès la naissance, devant un eczéma persistant, des bronchiolites à répétition, des régurgitations, une respiration sifflante, on peut soupçonner une allergie. La méthode NAET peut alors s’appliquer sur toute personne, y compris les nourrissons, les femmes enceintes. Cela évite des années de démangeaisons, de douleurs, d’inconfort, de sommeil perturbé.

Et les traitements à la cortisone ne sont pas satisfaisants, ils ne règlent pas le problème. On sait de plus en plus que l’eczéma de l’enfance, étouffé à coup de crèmes à la cortisone, se transforme bien souvent en asthme autour de l’adolescence. 

Dans ce contexte, quel est donc l’apport concret de la méthode NAET ?

La méthode NAET prend en compte les trois plans de la personne à la fois : physique, physiologique et émotionnel. 

Il s’agit ainsi d’une solution naturelle, non invasive, sans médicament pour désactiver les intolérances, les sensibilités, les allergies. Cette méthode obtient souvent des résultats durables.

NAET est le fruit des travaux du Dr Devi Nambudripad en novembre 1983. Les intolérances, les hypersensibilités de type II, III, et IV, et les vraies allergies à médiation IgE sont toutes considérées comme des « allergies » selon la terminologie NAET. Les procédures d’évaluation et d’équilibrage énergétiques permettent d’évaluer et d’équilibrer ces troubles similaires. 

NAET ne se contente pas de faire un reset informatique sur la substance directement responsable de l’allergie. En effet, la méthode rééquilibre l’ensemble du corps, dans sa globalité.

Cette méthode emprunte à la médecine énergétique chinoise tout le travail de déblocage d’énergie dans les méridiens. Et ces blocages d’énergie sont étroitement liés aux émotions aussi. Je travaille toujours en collaboration avec le médecin allergologue.

Il ne faut donc pas oublier que certaines allergies sont mortelles. C’est lui qui diagnostique l’allergie, même si moi ensuite je cherche les autres coupables. Et le rééquilibrage se fait en accompagnement du traitement médical, s’il y en a un et c’est le médecin qui réévaluera à mesure la nécessité de poursuivre, ou de réduire ou de supprimer le traitement.

Avez-vous souvent eu des réactions de surprise à l’annonce d’une allergie révélée par la méthode NAET ?

Tout d’abord, le terme allergie est un peu vague et on mélange souvent allergie et intolérance. La méthode NAET intervient sur tous les types d’intolérance et d’hypersensibilités cités ci-dessous. Le terme « hypersensibilité » ou « allergie » est une description globale d’une  non- compatibilité avec une substance, mais sans préciser le mode d’action.

L’hypersensibilité englobe donc :

L’allergie immédiate (ou hypersensibilité de type I ou allergie vraie)

On la considère comme une réaction du système immunitaire contre un allergène, normalement inoffensif. Le Docteur Kousmine parlait de réaction exubérante.

L’allergie immédiate se déclenche par la libération d’histamine suite à un contact avec un agent allergisant, comme le pollen, un aliment, des acariens, une piqûre de guêpe. Les symptômes sont alors immédiats de quelques secondes à 30 minutes, violents, parfois mortels. 

Les symptômes de l’allergie immédiate se limitent à la muqueuse, la peau, et la circulation sanguine. Elle s’exprime là où le corps est en contact avec l’extérieur : peau, muqueuses, tube digestif, voies respiratoires et oculaires.

Les types de symptômes et leur intensité vont varier selon l’endroit où l’allergie se déclare, et en fonction de plusieurs autres facteurs, propres à chaque personne. Ils peuvent être inexistants, très discrets, comme l’apparition de rougeurs sur la peau, ou potentiellement mortels, comme le choc anaphylactique.

La réaction allergique de type I est aussi la plus fréquente. Et c’est celle qui est diagnostiquée chez l’allergologue par tests cutanés ou dosages sanguins des anticorps IgE.

L’hypersensibilité de type II

Elle est moins fréquente que la précédente. Elle fonctionne selon le même mécanisme que la première mais fait intervenir d’autres anticorps. 

Ce type d’hypersensibilité se rencontre lors des accidents de transfusion, et lors d’incompatibilité fœto-maternelles (groupes sanguins incompatibles entre la mère et le fœtus). Elle entraîne des anémies hémolytiques (par éclatement des globules rouges).

L’allergie retardée (hypersensibilité de type III ou maladies à complexes immuns)

L’allergie retardée est causée par l’induction d’une réaction inflammatoire plutôt modérée après contact avec l’antigène. Les symptômes peuvent prendre de 3 heures jusqu’à 3 jours pour se manifester.

Il s’agit de symptômes chroniques, comme par exemple les migraines, un colon irritable, des troubles de comportement (autisme, hyperactivité), des douleurs articulaires, de la fatigue chronique, des maladies rénales, des maladies pulmonaires, des infections persistantes avec faible réponse humorale, des maladies auto-immunes, des fibromyalgies, des réactions lors d’un rappel de vaccination, et beaucoup d’autres.

Les tests cutanés chez l’allergologue restent négatifs en cas d’allergie retardée, car cette fois encore, c’est un autre anticorps qui entre en jeu (l’IgG et pas l’IgE). Certains laboratoires peuvent doser ces anticorps. L’allergie retardée est donc sournoise et semble souvent asymptomatique.

L’hypersensibilité de type IV

Elle est à l’origine de réactions allergiques touchant la peau. En effet, elle entraîne des dermatoses suite au contact avec des produits allergisants comme le nickel, le caoutchouc, les détergents, les produits cosmétiques. Elle apparaît lors de certaines maladies (la sarcoïdose, la tuberculose) et dans un cas de rejet de greffe.

L’intolérance alimentaire (déficit enzymatique pour digérer un aliment) 

Le terme d’intolérance alimentaire est réservé aux déficits enzymatiques de digestion. Les substances provoquant une intolérance alimentaire sont mal ou pas digérées (ex. : le lactose), ou pas absorbées par l’organisme dans le cas du fructose.

Les symptômes sont : ballonnements, formation de gaz, crampes intestinales, diarrhée. L’intolérance à l’histamine, appelée pseudo-allergie, provoque des symptômes ressemblant aux symptômes de l’allergie classique.

En général les symptômes des intolérances alimentaires se manifestent au plus tôt après 30 minutes jusqu’à 3 heures au plus tard. En première intention, une éviction s’impose, en prenant conseil auprès d’un professionnel de santé.

Donc, oui, les patients peuvent avoir des surprises, car ils ne connaissent que le premier type d’allergie. Ils n’ont pas les moyens de faire le lien entre leurs symptômes et une allergie (souvent retardée) potentielle. Et le test NAET permet de détecter indifféremment tous types d’allergies et d’intolérances.

Un thérapeute en naturopathie m’avait confié que lors d’un test d’intolérance alimentaire effectué sur plusieurs de ses patients, l’intolérance aux céréales était celle qui revenait systématiquement. Avez-vous pu également relever des formes d’allergies plus répandues que d’autres grâce à votre approche ?

Je dirais même qu’il y a des allergies (ou intolérances), même si elles sont asymptomatiques, car noyées dans la masse, qui reviennent presque systématiquement. Il s’agit des œufs, du lait,des céréales.

Ce sont des substances que l’on traite donc systématiquement dans le protocole. En effet, elles constituent pleinement notre alimentation quotidienne (sauf régimes spéciaux). Les œufs et le lait portent une charge émotionnelle importante (l’œuf, c’est le début de notre vie à tous, le fœtus.

L’accouchement, c’est très violent pour un bébé ; le lait, c’est le rapport exclusif à la maman, à la naissance, qui est rompu, à un moment donné, pour entrer en crèche, à l’école.

Les céréales pour pousser plus vite produisent plus de gluten. Et ces aliments de base, que nous rencontrons tous les jours sont souvent les premiers maillons de cette chaîne qui mène à l’allergie exubérante, ou à la maladie chronique, à la maladie auto-immune, à la fibromyalgie, à l’autisme, à l’hyperactivité, à l’hypersensibilité électromagnétique.

La pratique de la méthode NAET n’est pas votre unique discipline puisque vous êtes également thérapeute en naturopathie, réflexologie plantaire, massages … Dans le cas des allergies, trouvez vous dans ces différents soins une complémentarité réelle à la méthode NAET pour traiter le patient ?

Mes autres disciplines me sont indispensables ! La méthode NAET permet de supprimer les agresseurs du système immunitaire. Et, on en parle de plus en plus, l’intestin est notre deuxième cerveau.

Lorsque l’intestin n’est pas en bonne santé, le système nerveux, non plus ! Et c’est un cercle vicieux. C’est donc très important de supprimer les agresseurs de l’intestin. Enfin ceux qu’on peut, car malheureusement, on ne peut pas faire grand-chose contre la pollution croissante.

La méthode NAET s’occupe des allergènes (y compris des polluants, allergènes environnementaux, vaccins, ondes électromagnétiques…). La réflexologie plantaire et les massages peuvent être un bon accompagnement pour la gestion du stress.

Et en naturopathie, on peut mettre en place une nouvelle façon de s’alimenter, mettre en place une éviction temporaire sans risque de carence, une complémentation pour réparer cette muqueuse intestinale, on peut faire un accompagnement émotionnel, on peut, grâce aux plantes diminuer des symptômes, des douleurs, en attendant que le protocole ait fait son travail de fond. 

La globalité du traitement permet d’éviter les récidives, les uns potentialisent les autres. Car l’individu est un tout, ce n’est pas un ensemble d’organes sans lien les uns des autres, mais au contraire en lien les uns avec les autres.

Vous semblez, par vos multiples compétences, défendre une approche de santé globale. Selon vous, la médecine naturelle sous toutes ses formes a-t-elle enfin la place qu’elle mérite aujourd’hui en France ?

Je ne trouve pas que la médecine naturelle ait encore la place qu’elle mérite en France. La naturopathie est encore méconnue du grand public, y compris du corps médical.

Lorsque les thérapeutes en médecine naturelle et les médecins allopathes travailleront en collaboration étroite pour apporter au patient le meilleur traitement, pour lui donner la meilleure qualité de vie possible, sur du long terme, je pense qu’on pourra parler de reconnaissance.

Et comme nous, thérapeutes en médecine naturelle, nous travaillons plus en amont, dans la prévention, ou dans l’accompagnement de traitement lourds (pour le confort du patient), la sécurité sociale aurait moins de souci à se faire ! 

Mais il ne faut pas désespérer, nous sommes sur la bonne voie. J’en suis un bon exemple, mon cabinet se trouve dans un pôle de santé, projet de la commune, où médecines naturelles côtoient médecin, kinésithérapeutes, infirmières et où une collaboration se met en place. C’est très positif et très encourageant ! 

Méthode NAET : envie d’aller plus loin ?

Stéphanie RAOUL, naturopathe.

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